Ajuntament IgualadaAjuntament ÒdenaDiputació Barcelona

La Villa

La Villa Romaine de l’Espelt est un site archéologique qui présente les restes d’une exploitation agricole, majoritairement du IIe s. apr. J.-C. Les structures principales de la construction, des peintures, des mosaïques et un grand nombre d’objets ont été découverts au fil des différentes fouilles. Ces artéfacts sont actuellement conservés au Musée du Cuir d’Igualada et de la Comarque de l’Anoia. Il s’agit de la villa romaine la plus importante et la mieux connue de la comarque de l’Anoia.

 

La structure est de forme allongée en direction nord-ouest. Les espaces sont distribués comme il est habituel pour une villa romaine : une partie est réservée à la résidence du maître et de sa famille (pars urba en latin) et l’autre correspond au logement de l’intendant et à l’exploitation (pars rustica), avec les étables et les cours, les granges et les hangars, les réservoirs d’eau, les presses, les moulins à céréales et à huile, etc.

Une porte d’entrée unique, sur la façade principale, donnait sur les fauces [1], ou vestibule d’entrée, décoré avec des peintures murales.


A gauche se trouvaient les deux pièces les plus nobles de la maison, elles aussi richement décorées de peintures murales et de mosaïques au sol.


L’œcus [2] était l’espace où le maître recevait les visites et réglait les affaires économiques de la villa. Cette salle, décorée avec soin, démontrait le statut de la propriété à tous les étrangers.


Le triclinium [3] était la salle à manger privée de la famille. Installés sur trois lits autour d’une table, les membres de la famille et les invités y prenaient le dîner, le repas le plus important de la journée.

CComme la plupart des villas, celle de l’Espelt était orientée vers le sud et organisée autour de l’atrium [4], une cour intérieure à ciel ouvert qui donnait accès aux différentes pièces.


Trois chambres à coucher ou cubiculæ [5] étaient situées au nord de cette cour. Elles n’avaient pas de fenêtre et réclamaient donc un éclairage artificiel.


A l’extrême est de l’atrium, on trouvait la cuisine ou culina [6], qui disposait d’un fourneau extérieur et d’un autre intérieur, plus petit, où l’on finissait les cuissons à la braise. Cet espace disposait d’une sortie sur le potager et sur une réserve [7]. On trouve d’autres espaces de stockage du côté ouest de la villa.


Des canalisations d’eau [8] et un réservoir [9] assuraient le ravitaillement de la villa pour toute l’année.

Les riches maisons romaines disposaient de bains, un espace caractéristique destiné non seulement à l’hygiène personnelle, mais aussi aux relations sociales. La Villa Romaine de l’Espelt disposait d’une piscine ou natatio [10] dans l’une des pièces les plus grandes. On y accédait par la salle froide ou frigidarium [10] où se situait également un bassin plus petit, l’alveus.

On trouvait ensuite les pièces les plus chaudes : le tepidarium [11] ou salle tiède et le caldarium [12]. Cette salle, dont la température pouvait monter jusqu’à 50 ºC, était chauffée grâce à un circuit intérieur d’air chaud. Des pilettes pour créer une chambre sous le carrelage, des doubles parois et un four externe étaient les composants essentiels de ce système de chauffage appelé hypocauste (hypocauston) [12], utilisé aussi bien pour les logements particuliers que pour les grands thermes publics.

Aux IVe et Ve s., au moment où la villa renforça son activité productive, cette zone de bains fût transformée en installations pour le pressage du raisin.

 

 Fin du IIe s. av. J.-C. et milieu du Ier s. av. J.-C. Antécédents sous la République romaine
Dernier quart du Ier s. apr. J.-C. Haut Empire Romain. Fondation de la villa
 Entre l’an 230 et 250. Apogée de la splendeur de la villa (IIIe s. apr. J.-C.)
À un moment indéterminé du VIe s. apr. J.-C. Abandon de la villa

Multimédia

La Conca d’Òdena au temps des romains

La Villa Romaine de l’Espelt est située dans la cuvette (conca) d’Òdena, une plaine de quelque 100 km2 délimitée par les montagnes de la Serra de Rubió (N), le Puig d’Aguilera (NE), le Cim de Tres Mollons (E), la Serra de Collbàs (SE), la Tossa de Montbui (SO) et par le plateau Pla de la Massa (NO).
Deux autres villas ont été localisées sur ce territoire, celle du Pla de la Torra, à Santa Margarida de Montbui, et celle du Vilar del Met, à Vilanova del Camí, ainsi que de nombreuses colonies plus petites en relation directe avec l’exploitation agricole: silos, cabanes, installations dédiées à la métallurgie ou la céramique, fours, etc.

La connexion de l’Anoia au grand réseau routier romain se faisait par une voie secondaire qui provenaient de Barcelone et, passant par Martorell, rejoignaient Lérida et Saragosse. Au beau milieu de la Conca d’Òdena, sur les berges de l’Anoia, confluaient les chemins du réseau interne qui alimentait cette voie. Il est fort possible qu’on y trouvât déjà un marché à l’époque ibérique, qui serait à l’origine, plusieurs siècles plus tard, de la naissance de la ville d’Igualada.

La disposition des villas et de ces enclaves auxiliaires correspond à la colonisation romaine du territoire, implantée de manière à produire des excédents à grande échelle pour les exporter vers toutes les villes de la côte catalane.
Les produits phares étaient les céréales, le vin et l’huile. Pour pratiquer une exploitation intensive, le territoire était divisé en centuries : c’est ce que l’on nomme la centuriation romaine (1 centurie = 50 hectares approx.). Dans la Conca d’Òdena, ce procédé était mené par les trois villas citées plus haut, ainsi que, on le suppose, par une quatrième, située à côté du village actuel de Jorba.

SIGARRA

Toutes les propriétés avaient un noyau urbain de référence. Dans l’Anoia, il s’agissait sans aucun doute de l’ancienne Sigarra, c’est à dire l’actuel Els Prats de Rei, dont de riches vestiges souterrains ont été découverts. La śigaŕa ibérique était un centre politique et économique. Sous la puissante domination romaine, alors que d’autres sites furent détruits ou abandonnés, Sigarra grandit pour devenir une ville romaine. Sa stabilité tout au long de la grandeur romaine, jusqu’au déclin final de l’Empire, explique en partie la splendeur de la villa de l’Espelt au cours des IIe et IIIe siècles apr. J.-C., ainsi que la remodélation soufferte par une partie du logement aux IVe et Ve s. apr. J.-C. avec l’installation d’une presse pour le pressage du raisin.

Emplacement

Visite

0

Nous vous invitons à profiter d’une visite libre du site en suivant l’itinéraire tracé autour des restes archéologiques. Le passage à l’intérieur du site ou sur les murs doit être évité. Une attitude respectueuse contribue à la conservation du site et vous assure une visite agréable.

La Villa Romaine de l’Espelt (Òdena) a été déclarée Bien culturel d’intérêt national / Zone archéologique par le Département de la Culture de la Generalitat de Catalogne en juillet 2015.

Il y eut à cet endroit une colonie ibéro-romaine (Ier et IIe s. av. J.-C.) et c’est au cours du premier tiers du Ier s. apr. J.-C. que la villa fut construite. Elle fut abandonnée au IVe s. apr. J.-C. et resta enterrée pendant des siècles sous des terres cultivées.
Que vous arriviez à pied ou en voiture, vous trouverez des chemins signalisés qui vous mèneront jusqu’à la villa. L’accès est facile mais il n’est pas adapté aux poussettes ni aux fauteuils roulants. Nous vous invitons à profiter d’une visite libre du site, en suivant l’itinéraire tracé autour des restes archéologiques. Le passage à l’intérieur du site ou sur les murs doit être évité.
Une attitude respectueuse contribue à la conservation du site et vous assure une visite agréable.

Le village d’Òdena offre de nombreuses possibilités pour profiter de son histoire, son environnement naturel, sa gastronomie. C’est un village composé de différents noyaux, quartiers, faubourgs et fermes, entouré de vignes, de terres cultivées et de forêts. Ce paysage, couronné par la montagne du Puig Aguilera, fait d’Òdena une commune en pleine nature, idéale pour le tourisme rural, la randonnée et les sports d’aventure. Ainsi, l’intérêt touristique du village réside entre autres dans le paysage, l’environnement rural et la vie à la ferme, mais aussi dans de nombreuses œuvres architectoniques comme les ermitages de Sant Miquel et Sant Barnabé, la chapelle Sant Sebastià, la Villa Romaine de l’Espelt ou la Tour du Château (Torre del Castell).

Ces attraits touristiques sont complétés par la présence de l’aérodrome d’Igualada-Òdena, où a lieu chaque année au mois de mai le salon du sport aérien, Aerosport. Également d’un grand intérêt touristique et gastronomique, on trouve la Fira de la Vinyala (foire à l’escargot, en septembre) et la Fira dels Torrons (foire au touron, en janvier).

CASTELL-D-ODENA
L’un des attraits touristiques d’Òdena est son château, situé sur la route thématique L’Anoia, Terre de Châteaux.

rutes-pel-territori

Le paysage et les chemins de campagne de la commune sont d’une grande beauté.

Cal-Pessetero

On peut observer 10 exemplaires d’arbres d’intérêt local.

Llocsd-interes

Autres sites d’intérêt touristique d’Òdena.

Patrimoni-cultural

Carte du patrimoine culturel et naturel de la commune.

 

 

Para concertar visitas ponganse en contacto con el Museo de la Piel de Igualada y Comarcal de l’Anoia:
Correo: m.igualada@diba.cat
Teléfono: +34 938 046 752

Contactar

Making of